Comment préserver un repos sain malgré le Blue Monday ?

Comment préserver un repos sain malgré le Blue Monday ?

Le blue monday serait le jour le plus triste de l’année. Mythe ou réalité ? Nombreuses sont les personnes à considérer ce phénomène comme une psychologie de bas étage, une pseudoscience. Quelle que soit son exactitude scientifique, le Blue Monday demeure une occasion de sensibiliser aux questions de santé mentale et de promouvoir le bien-être émotionnel.

Découvrez qu'est-ce le blue monday et qu'elles sont les conséquences sur le sommeil

Qu’est-ce que le Blue Monday ?

Apparu en 2005, le Blue Monday fait référence au troisième lundi du premier mois de l’année, soit le 16 ou le 17 janvier. Manque de lumière, dépenses excessives pendant les fêtes, anxiété liée aux repas de Noël en famille, perte de motivation, etc. Ce jour serait le jour le plus déprimant de l’année.

En réalité, cette période est ce qu’on appelle la « dépression saisonnière », plutôt comparable à un Blue Winter (déprime hivernale) plutôt que d’un seul lundi morose.

En fait, l’idée derrière le blue monday repose sur une opération marketing élaborée par le psychologue britannique Cliff Arnall. Payé par l’agence de voyages Sky Travel, celui-ci avait pour mission de mettre en place une bonne publicité pour inciter les gens à réserver leurs prochaines vacances au soleil.

Quel est le lien entre le Blue Monday et le sommeil ?

Bien que le blue monday ait été créé à des fins publicitaires, c’est l’opportunité de réfléchir à notre bien-être émotionnel et à la manière dont notre cerveau réagit aux changements de saison et de lumière. Carence en vitamine D, météo maussade et inquiétudes diverses peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves sur le moral.

La déprime se caractérise par son aspect passager. Elle ne dure pas longtemps et peut apparaître suite à une contrariété, une période de doute ou un événement négatif. Par contre, une forte dépression saisonnière s’installe au-delà de deux semaines. Ce type de dépression perturbe le quotidien, et est également connu sous le nom de trouble affectif saisonnier (TAS) ou dépression hivernale récurrente.   Les signes d’alerte sont les suivants :

  • fatigue chronique inexpliquée ;
  • troubles du sommeil ;
  • somnolence dans la journée ;
  • tristesse inhabituelle ;
  • perte de plaisir et d’envie ;
  • perte de l’estime de soi ;
  • modification de l’appétit ;
  • troubles anxieux ;
  • pensées suicidaires.

Deux symptômes sont particulièrement spécifiques à la dépression hivernale : la prise de poids et l’hypersomnie (temps de sommeil très élevé, pouvant aller jusqu’à 14 heures, avec une somnolence constante dans la journée).   Si vous ressentez plusieurs de ces symptômes, un diagnostic complet semble nécessaire.

Lutter contre le Blue Monday grâce à un environnement de sommeil favorable

Commencez par vous exposer à la lumière naturelle pour réguler votre humeur. Passer du temps à l’extérieur, surtout le matin, permet de stabiliser l’horloge biologique. Profitez-en pour sortir avec des proches, pour ramasser des champignons en forêt, pour aller boire un pumpkin latte avec vos proches. Ces moments de convivialité et de plaisir contribuent au bien-être émotionnel. En cas de faible ensoleillement, utilisez une lampe de luminothérapie.

Faites en sorte de maintenir une routine de sommeil régulière avec des heures de coucher et de réveil fixes, même pendant le week-end, pour stabiliser votre horloge biologique. Évitez les écrans au moins une heure avant le coucher, car la lumière bleue peut perturber la production de mélatonine (hormone nécessaire pour l’endormissement). Vous pouvez mettre en place un rituel relaxant avant de dormir : bain chaud, méditation ou yoga, lecture.

Enfin, optez pour une alimentation équilibrée. Évitez les repas gras et riches en sucre avant le coucher. Faites de l’exercice physique régulier pour réduire le stress et améliorer l’humeur. Et, si nécessaire, faites une cure de magnésium, voire de vitamine D, pour éviter les carences qui peuvent affecter le moral (après avoir consulté votre médecin).

Attention : si vous vous sentez toujours déprimé malgré ces efforts, nous vous suggérons de consulter un professionnel de santé.